En bref : la vidéo immobilière n'est pas une visite filmée de bout en bout. C'est un film court — 45 à 90 secondes — qui montre l'enchaînement des volumes, la lumière et l'environnement, et qui donne envie de venir voir. Elle sert d'abord sur les portails et les réseaux, où elle retient bien plus longtemps qu'une galerie de photos. Comptez une demi-journée sur place, drone compris quand le bien s'y prête.
Un acheteur regarde une annonce quinze secondes avant de décider s'il ouvre la galerie. Sur ce format-là, une vidéo bien montée fait un travail qu'aucune photo ne fait : elle relie les pièces entre elles et donne la sensation du lieu.
Je m'appelle Hugo, je suis photographe et vidéaste dans le Var, et je filme des biens pour des agences et des particuliers. Voici comment ça se passe et ce que ça change.
Ce que la vidéo fait, que la photo ne fait pas
Elle enchaîne. Une galerie montre douze pièces séparées ; l'acheteur doit reconstruire le plan dans sa tête. Un mouvement continu de l'entrée au salon lui donne le cheminement réel.
Elle donne l'échelle. Un travelling dit la longueur d'une pièce mieux que n'importe quel grand-angle — qui, lui, a plutôt tendance à mentir dans l'autre sens.
Elle montre l'environnement. La rue, le jardin, la vue, le quartier. Sur un bien du Var, l'extérieur pèse souvent autant que l'intérieur, et c'est ce qu'une annonce photo rend le plus mal.
Elle retient plus longtemps. Sur les réseaux, une vidéo verticale de quarante secondes tient l'attention là où un carrousel de photos se fait balayer.
Le format qui marche
45 à 90 secondes. Au-delà, on décroche. La visite complète de douze minutes n'intéresse que le vendeur.
Deux versions, une seule séance. Une horizontale pour les portails et le site de l'agence, une verticale pour Instagram, TikTok et les stories. Elles se tournent en même temps mais se montent différemment — c'est le montage qui prend du temps, pas le tournage.
Un début qui accroche. On n'ouvre pas sur la boîte aux lettres. On ouvre sur ce que le bien a de plus fort : la vue, la piscine, la hauteur sous plafond, la cheminée.
Du drone quand c'est justifié. Une villa avec terrain, une vue mer, une position dans le paysage : le drone raconte quelque chose. Un appartement en centre-ville : il ne sert à rien, et c'est du budget en moins.
Pas de musique envahissante ni de texte partout. Les acheteurs regardent souvent sans le son. Quelques mentions sobres — surface, pièces, secteur — suffisent.
Comment se passe une séance
En amont. Vous m'indiquez la surface, le type de bien, s'il est meublé ou vide, occupé ou libre, et s'il y a un extérieur. Cinq minutes d'échange qui déterminent la durée et le prix.
Le jour même. Comptez une demi-journée pour un bien standard. On tourne aux heures où la lumière sert le bien — pour une vue mer ou une terrasse plein sud, ça ne se joue pas à n'importe quelle heure.
La préparation compte plus que le matériel. Rangement, volets ouverts, lumières allumées, plans de travail dégagés, voitures déplacées de l'allée. Un bien mal préparé se voit à l'image, et aucun montage ne le rattrape.
La livraison. Montage, étalonnage, sous-titres si besoin, en deux formats. Quelques jours ouvrés selon la charge.
Le drone, sans mauvaise surprise
Le pilotage professionnel est réglementé : le télépilote doit être formé et déclaré, et le vol dépend de la zone. Le Var compte beaucoup de zones contraintes — proximité d'aéroports, de bases militaires, de sites protégés, de zones littorales.
Concrètement, cela veut dire deux choses. La faisabilité se vérifie avant la séance, pas sur place. Et sur certains biens la réponse sera non — mieux vaut le savoir en amont que de l'annoncer à votre vendeur après coup.
Combien ça coûte
La vidéo démarre à 500 €, et se combine généralement avec les photos du bien — c'est le déplacement et la préparation qui coûtent, pas le fait de sortir une seconde caméra. Pour la photo seule, comptez 200 € pour un appartement, 300 € pour une maison ou une villa, et 450 à 650 € pour un bien premium avec drone et vidéo.
Le déplacement est compris dans tout le Var, et sur le golfe de Saint-Tropez sans supplément. Le détail est sur la page immobilier et dans la grille complète.
Faut-il en faire pour tous les biens ?
Non, et je préfère le dire. Un studio de 25 m² sans extérieur n'a pas besoin d'un film : de bonnes photos suffisent, et l'argent est mieux placé ailleurs.
La vidéo se justifie quand il y a quelque chose à raconter : du volume, une vue, un extérieur, un caractère. C'est-à-dire, dans le Var, une bonne partie des maisons et à peu près toutes les villas. Pour les agences, c'est aussi un argument à l'entrée en mandat — beaucoup de vendeurs choisissent l'agence qui leur montre ce qu'elle fera de leur bien.
Si le sujet est plutôt la photo, j'ai écrit ce qui fait qu'un bien se présente bien en annonce.



