En bref : pour un shooting produits dans le Var, comptez en général une à deux semaines entre l'appel et la réception des fichiers — dont deux à cinq jours ouvrés de retouche une fois les prises de vue faites. Si vous avez une contrainte de date, dites-la au premier message : c'est elle qui détermine le créneau, pas le contraire. Une commande urgente reste possible, elle se prépare simplement autrement.
C'est la question qu'on me pose avant toutes les autres, avant même le prix : « vous pouvez me les livrer quand ? » Elle est légitime. Une fiche produit qui attend ses photos, c'est un produit qui ne se vend pas, et un lancement qui glisse.
Je m'appelle Hugo, je photographie des produits pour des marques et des e-commerçants du Var. Voici les délais réels, poste par poste, et ce qui les fait bouger.
Le déroulé, étape par étape
Le premier échange — le jour même ou le lendemain. Vous m'écrivez ce que vous avez à photographier, combien de références, et pour quand. Je réponds sous 48 h avec un créneau et un prix. Si vous joignez une photo même mauvaise de vos produits, on gagne un aller-retour.
Le créneau de prise de vue — sous une semaine en général. C'est la partie la plus variable, et elle dépend surtout de la saison. En période creuse, je peux souvent proposer quelque chose dans les trois ou quatre jours. En haute saison, comptez une à deux semaines.
La prise de vue — une demi-journée le plus souvent. Une demi-journée permet de couvrir un nombre confortable de références en packshot. Si vous ajoutez du lifestyle — mise en scène, décor, mains, contexte d'usage — le rythme ralentit nettement : on soigne chaque image au lieu d'enchaîner.
La retouche et le détourage — deux à cinq jours ouvrés. C'est le poste que les gens sous-estiment. Un packshot sur fond blanc propre demande du détourage, de l'uniformisation des blancs, du nettoyage de poussières et de reflets. Multiplié par cinquante références, ça représente des heures de travail invisible.
La livraison — galerie en ligne. Vous recevez un lien, vous téléchargez en haute définition et en versions optimisées pour le web.
Ce qui allonge vraiment un délai
Ce n'est presque jamais la photographie. Ce sont ces quatre choses :
Les produits ne sont pas prêts. Emballages non définitifs, étiquettes provisoires, échantillons abîmés. Photographier un produit qui va changer, c'est refaire le shooting deux mois plus tard.
Le brief bouge en cours de route. « Finalement on voudrait aussi du fond coloré » ajouté après la prise de vue, c'est une nouvelle séance.
Les allers-retours de validation. Si trois personnes doivent valider les retouches et que chacune répond en trois jours, la retouche prend deux semaines quelle que soit ma rapidité.
L'expédition des produits. Si vous m'envoyez les articles par transporteur plutôt que de me recevoir, ajoutez le temps de transport aux deux bouts.
Si vous êtes pressé
Une urgence se gère, à condition de la traiter comme une urgence dès le départ.
Dites la date butoir au premier message. Pas « assez vite » : la date. C'est elle qui commande tout le reste.
Réduisez le nombre de références. Dix produits photographiés cette semaine valent mieux que cinquante dans un mois. On fait les best-sellers d'abord, le reste ensuite.
Acceptez le packshot simple. Fond blanc, cadrage carré, pas de mise en scène. C'est ce qui se produit et se retouche le plus vite, et c'est ce dont une fiche produit a besoin en priorité.
Préparez tout avant ma venue. Produits déballés, propres, étiquettes définitives, liste des références numérotée. Une préparation soignée fait gagner une demi-journée.
Comment réserver un créneau
Le plus simple : écrivez-moi avec le nombre de références, le type de rendu voulu — packshot, lifestyle, ou les deux — et votre date limite. Je réponds sous 48 h avec une proposition de créneau et un prix ferme.
Les tarifs démarrent à 35 € la photo en packshot, retouche et détourage compris, avec un tarif dégressif au volume. Le détail est sur la page dédiée et dans la grille complète.
Une chose à savoir sur la saison
Le Var a un rythme très marqué. De mai à septembre, les journées partent vite : c'est la période des tournages événementiels et hôteliers, et les créneaux studio se raréfient.
D'octobre à avril, c'est l'inverse — et c'est le meilleur moment pour faire photographier une gamme entière. Si votre catalogue a besoin d'être refait, ne le prévoyez pas pour juin. Les marques qui s'y prennent à l'automne ont leurs images prêtes pour la saison suivante, et paient le même prix pour un travail moins bousculé.
Si vous vous demandez plutôt ce que ça coûte, j'ai écrit un guide des prix qui détaille chaque poste.



